Au
moment des grands orages, le chemin devient un torrent ; les traces du
ruissellement persistent et se superposent, se modifient car le moindre caillou
récalcitrant fait varier les embranchements ténus et les confluents du cours
d’eau saisonnier. Les buis forment une voûte, un tunnel obscur : lieu de
passage entre deux étagements (prés, bois), deux expositions (versant au
soleil, val ténébreux), deux rythmes de marche (ralentissement précautionneux),
à l’issue duquel le village est en vue dans ses murs de marbres bruts. Dans
cette descente, déjà, que d’abandons nécessaires pour parvenir en bas, en
sachant, déjà, qu’il faudra remonter !
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