Le
temps, toujours, étonne. Certaines désaffections ont été immédiates, elles
n’ont pris que le temps qu’il faut pour laisser tomber, vite. D’autres ont pris
tout leur temps, longtemps, peu à peu avec des variations d’intensité, des repentirs, mais lorsque le temps de la
désaffection est enclenché, ce compte à rebours est inéluctable. Sujette au
temps qui lui est nécessaire, la désaffection semble, aussi, simultanément,
maîtriser le temps, en accélérer ou en ralentir les rythmes, en éprouver
l’existence même. Prise par le temps, elle s’en joue, aussi, l’initialise encore,
le refonde. Variation de grandes et de petites séries syncopées : tel est le
mode du temps désaffecté multiple.
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Les deux petits cochons
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